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Article de couverture

La matière a-t-elle une substance ? L'auteur de cet article nous démontre que non.

JUSTE UN CONCEPT

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de novembre 2009


Un jour, je suis tombée sur une observation d'un physicien disant que les choses matérielles que nous voyons, que nous croyons être de la matière, sont en réalité des impressions de la lumière sur la pensée, que nous objectivons inconsciemment. Il expliquait ensuite que cela s'applique également aux phénomènes de tous les sens matériels, et que les choses que nous pensons voir, entendre, sentir, toucher, goûter ne sont pas des objets extérieurs à la conscience mais des impressions qui s'y déposent.

Par exemple, lorsque nous admirons la flamboyante beauté automnale d'un arbre, revêtu de jaune, d'orange et de rouge vif, nous pouvons voir cet arbre comme un objet et l'interpréter comme étant éphémère — un plaisir fugace pour les yeux. Mais la beauté est-elle dans cet « objet » appelé « arbre »? Ou bien qualifionsnous de beau le concept mental que nous contemplons ? Pour reprendre le dicton, la beauté est dans l'œil de celui qui regarde; une phrase qui sonne juste du point de vue de la Science Chrétienne. La beauté véritable est quelque chose dont nous sommes conscients: une idée permanente et spirituelle produite et exprimée par l'Entendement divin. Parce que cette idée appartient à l'Esprit, la beauté existe partout, comme en témoigne la question que Dieu posa à Jérémie: « Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre ? » (Jér. 23:24).

Dans son principal ouvrage, Science et Santé avec la Clef des Écritures, Mary Baker Eddy explique que « la matière est temporelle et par conséquent un phénomène mortel, un concept humain, quelquefois beau, toujours erroné » (p. 277). La matière est une impression fausse produite sur l'œil de celui qui regarde, une hypothèse erronée entretenue et objectivée mentalement. Or, un gouffre infranchissable sépare les hypothèses des idées spirituelles.

Imaginez que vous voyiez un énorme chien pourchasser votre chat. À partir de cette impression ou concept humain d'un événement, vous pourriez susciter une perception, comme la pensée que votre chat risque d'être blessé. Ce n'est évidemment pas la seule interprétation possible, et vous n'êtes pas obligé de l'accepter. De fait, vous lui préférerez sans doute une impression spirituelle basée sur la certitude que l'intelligence divine guide à la fois le chien et le chat. Le dilemme ne réside donc pas dans un conflit entre chien et chat, mais tient plutôt au fait d'accepter un concept matériel et sa concrétisation supposée. Indépendamment de la nature de l'événement ou de ses circonstances, nous avons besoin de contrôler nos perceptions matérielles pour protéger notre pensée contre la peur.

Selon moi, cette vérité fondamentale s'applique à toutes les perceptions dont nous dépendons au quotidien, que nous les recevions d'organismes officiels ou de la rue. Mais nous envisageons trop souvent la matière comme l'équivalent de la substance, oubliant que la matière n'est qu'une sensation mentale, qui évolue et se métamorphose sans cesse lorsqu'on l'observe. Construire notre vision des choses sur des phénomènes des sens physiques revient à construire sur du sable. Mary Baker Eddy note que selon la vision conventionnelle de la création, « l'unique Dieu et créateur est entré dans ce qu'll avait créé pour disparaître ensuite dans l'athéisme de la matière » ( Science et Santé, p. 580). Ainsi que l'a observé William Blake, poète britannique du XVIIIe siècle, « Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est, infine ». En métaphysique divine, la beauté et la substance véritables d'un arbre, d'un chien ou d'un chat, d'un homme ou d'une femme résident entièrement audelà de toutes les impressions sensuelles ou apparences matérielles. Science et Santé explique: « La nature proclame la loi naturelle et spirituelle et l'Amour divin, mais la croyance humaine interprète mal la nature », et ajoute que les éléments de la nature « ...témoignent tous de l'Entendement, l'intelligence spirituelle qu'ils reflètent » (p. 240).

Lorsque j'ai connu la Science Chrétienne, je savais que je devrais l'étudier avant de la « pratiquer », comme pour réussir à parler chinois par exemple. Je sentais qu'en m'appuyant sur l'observation et la pratique, je pouvais apprendre à comprendre spirituellement l'un des points cardinaux de la Science Chrétienne: la matière n'est rien qu'un concept mental. J'ai pu observer que la matière – une notion trompeuse, sans vie ni intelligence, selon laquelle quelque chose existerait en dehors de Dieu et de la création spirituelle – a besoin de mon consentement pour que je m'exprime en son nom, et c'est là ce qui lui donne vie. Ainsi, la matière a besoin que je dise « Je ne me sens pas bien », ou « Je suis seul et triste », ou encore « J'ai peur de la crise économique ». Cet assentiment permet à la matière de trouver appui dans une certaine perception de la réalité par les sens humains, et nous assistons ensuite aux effets d'une acceptation de l'état objectivé de l'entendement mortel, la matière. À moins que je l'admette, la matière en ellemême n'a pas le moindre pouvoir et je suis en mesure de la voir telle qu'elle est définie en Science Chrétienne: un concept mental qui fait de fausses promesses mais ne représente rien.

J'ai également découvert qu'un concept spirituel n'a pas besoin de mon assentiment. La Science Chrétienne explique que la spiritualité ( notre ressemblance à Dieu ) opère toujours en nous, que nous le sachions ou non. C'est l'activité du Christ dans la conscience humaine, l'idée de la Vérité et de l'Amour divins, annonçant la présence et la puissance du Dieu parfait et de Sa création. Dieu et Son Christ n'ont pas besoin d'un consentement humain pour exercer la présence et le pouvoir de guérison, ni pour communiquer la compréhension.

Pourtant, nous avons non seulement besoin de reconnaître davantage la Vérité et d'y être plus réceptifs, mais aussi de nous soumettre plus pleinement à son influence vivifiante. Lorsque nous percevrons que la paix et l'amour sont conférés de façon tangible par Dieu à chacun de Ses enfants, nous découvrirons, ainsi que Mary Baker Eddy l'écrivit, qu' « une telle prière humilie, purifie et elle vivifie l'activité dans le sens qui est infaillible. » ( Non et Oui, p. 39).

L'auteur du livre de job dans la Bible pose la question suivante: « Mais sa résolution est arrêtée; qui s'y opposera ? » (23:13). Cela signifie selon moi que seul l'Entendement divin est Cause; la cause originelle est l'Entendement, et non la matière. Tout ce que nous pouvons dire de la matière et de ses dépendances est qu'il s'agit d'une erreur autodestructrice. Qui n'a pas été témoin de son influence néfaste et erronée dans sa vie ? Alors que nous pensons tenir le bonheur et la paix promis sous des formes matérielles, le monde matériel nous lâche.

Le concept matériel derrière chaque chose est fondamentalement non fiable parce qu'il n'est pas animé par le bien. Dieu est le bien constant et l'Entendement est toute conscience, l'intelligence neuve et pure qui nous inspire et nous régénère sans cesse. L'Entendement et son idée ( vous et moi ) sont la seule réalité, et l'Entendement remplit toujours la promesse de sa puissance de manière à satisfaire tous les besoins.

La meilleure façon de discerner ce fait spirituel est de le démontrer par l'expérience. Même si nous n'appréhendons que partiellement un concept spirituel, si nous vivons en l'appliquant au mieux de notre compréhension, nous verrons sa vérité prouvée encore et encore. Et ces preuves nous permettent de reconnaître le pouvoir de l'Entendement dans notre vie. Nous croissons dans notre confiance en Dieu et en tout ce qui lui appartient, et c'est ce qui établit en nous la paix et l'harmonie.

Christ Jésus a dit « C'est l'esprit qui vivifie; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » (Jean 6:63). Le Christ, l'action de l'Esprit dans la conscience, est au-dessus et au-delà des limites des concepts mentaux non intelligents ( le mode de pensée corporel ). L'activité-Christ gouverne en Science divine ( dans le royaume spirituel, la totalité de la vie ) et nous pouvons dire avec le Psalmiste « Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi ! » (Ps. 119:18)

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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