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S’entendre les uns avec les autres

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 30 avril 2019


Il y a quelques années, je me suis trouvée dans une situation qui me fait penser à ces discussions politiques où l’on passe souvent son temps à fustiger l’autre, sans vouloir céder d’un pouce ni rechercher des points d’accord pour progresser ensemble dans le débat.

Dans mon cas, une amie et moi nous disputions sans cesse à propos de quelque chose dont je ne me souviens même plus aujourd’hui. A l’époque, cependant, il me paraissait essentiel de lui prouver que j’avais raison, et il lui semblait tout aussi vital d’avoir le dernier mot. Comme jusque-là nous avions été de très bonnes amies, qui s’appréciaient mutuellement et étaient en général du même avis, cette situation était tout à fait désolante.

Mon amie et moi avions toutes deux expérimenté le pouvoir qu’a la prière de résoudre les situations inharmonieuses, aussi avons-nous prié chacune de son côté pour mettre un terme à ce désaccord. Pour ma part, j’ai trouvé une aide très utile dans un récit de la Bible. Il s’agit de l’histoire de deux hommes appelés Lot et Abram (renommé plus tard Abraham).

Selon la Genèse, bien que Lot et Abram soient parents, les bergers qui s’occupaient de leurs troupeaux respectifs étaient en concurrence et se querellaient même. Il ne semblait pas y avoir assez de terres pour eux deux.

Comme on le sait, Abram s’efforçait de vivre en harmonie avec Dieu, de suivre Ses directives. C’est pourquoi on ne s’étonne pas qu’il ait voulu apaiser les esprits. Il dit à Lot : « Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers ; car nous sommes frères. » (Genèse 13:8) A mon avis, Abram tenait à rappeler qu’ils devaient tous deux exprimer un amour fraternel et s’élever au-dessus de ce qui les séparait.

L’étude de ce récit biblique m’a fait comprendre que mon amie et moi étions aussi « frères » (en l’occurrence sœurs) dans le sens où nous étions les enfants de Dieu, et que par conséquent Il nous aimait pareillement. Christ Jésus a insisté sur le fait que l’on doit aimer son prochain comme soi-même. J’ai compris peu à peu que c’était possible, parce que la bonté et la paix font partie de notre vraie nature à tous, puisque nous sommes la progéniture spirituelle de Dieu, les expressions mêmes de l’Amour divin. Il est naturel que nous ressentions l’amour de Dieu et nous respections les uns les autres, en tant qu’enfants de Dieu.

J’ai été très heureuse de constater que notre amitié se reformait à mesure que je changeais ma façon de voir. Je n’ai même pas eu besoin de demander à mon amie de faire des efforts de son côté. Cela s’est fait naturellement. L’harmonie s’est rétablie dans notre relation, et cette amitié n’a plus jamais disparu.

J’ai conscience que cette situation était peu de chose comparée aux débats politiques actuels entre opposants, mais les idées puissantes qui m’ont été enseignées concernant la force unificatrice de notre relation à Dieu et de notre relation les uns avec les autres m’ont permis de reconnaître que l’on peut également passer par-dessus ces divisions plus importantes.

La Science Chrétienne explique que Dieu est la source de toute intelligence et de toute sagesse, et que nous pouvons voir en Lui l’Entendement divin. Nous pouvons toujours prier pour élever nos pensées au-dessus des opinions personnelles obstinées, et accepter les directives de cet Entendement, qui nous éclaire dans toutes nos relations, comme je l’ai moi-même été avec mon amie.

Est-ce que cela me semble facile à faire ? Pas toujours, bien sûr. Mais je me suis rendu compte que plus vite je m’éveille à l’idée d’aimer mon prochain, tout en ayant conscience du pouvoir unificateur de l’unique Entendement divin, plus vite je connais la paix et trouve les solutions pour résoudre les conflits avec les autres.

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Otto Bertschi, Le Héraut de la Science Chrétienne, d’octobre 1968 

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