Skip to main content
Articles originaux web

Pour les jeunes

Après la tempête

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 16 juillet 2019


A l’extérieur, le ciel devenait sombre et menaçant, annonçant une tempête hivernale et cela correspondait à mon humeur. C’était ma deuxième année d’université, et je me sentais ballotée de tous les côtés. Une amie de dernière année avait été placée dans la même chambre que moi, mais notre troisième colocataire était dominatrice et me donnait envie de partir. A côté des étudiants populaires du campus, je me sentais inférieure et ignorée. Et ma famille me manquait.

Pour couronner le tout, j’avais une montagne de devoirs à faire, et je venais de contracter ce qui me semblait être une angine. J’en reconnaissais trop bien les symptômes car cela m’était déjà arrivé par le passé, et j’étais inquiète de devoir manquer plusieurs semaines de cours. Mais je sentais que si je pouvais me rétablir d’ici la fin du week-end, tout irait bien.

J’avais la chance de fréquenter une université pour scientistes chrétiens, et mon intention ce vendredi après-midi était de me rendre au chalet du campus, où des nurses de la Science Chrétienne étaient présentes pendant l’année scolaire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Une nurse de la Science Chrétienne est une personne qui nous aide de façon pratique et qui soutient notre approche spirituelle de la guérison par la prière. Lorsque je suis arrivée, la nurse de la Science Chrétienne s’est montrée très aimante. Je lui ai parlé de mon projet d’aller mieux dès la fin du week-end, et elle m’a dit qu’une des conditions pour rester au chalet était d’appeler un praticien de la Science Chrétienne pour qu’il m’aide par la prière.

Je n’avais pas travaillé directement avec un praticien de la Science Chrétienne très souvent, mais j’ai pensé à une personne que mon père avait régulièrement appelée. J’ai composé son numéro, et je lui ai expliqué pourquoi je l’appelais : J’étais à l’université, loin de chez moi, je commençais à me sentir malade et je ne voulais pas manquer mes cours. Je pensais qu’elle allait intervenir à ce moment-là, et peut-être partager une idée spirituelle ou deux pour que je sache comment prier. Mais elle ne l’a pas fait. J’ai donc poursuivi. J’ai expliqué la surcharge de travail et le malaise avec ma colocataire. La praticienne était toujours silencieuse.

Finalement, j’ai évoqué des choses personnelles qui me terrifiaient. Je me sentais aussi en insécurité parce que les autres, qui avaient des vêtements à la mode ou venaient de familles riches, me lançaient des regards méchants. Je me sentais seule, mal aimée, et ma famille me manquait. 

J’ai attendu une réponse de la praticienne pendant un moment qui m’a semblé très long. Puis, avec la voix la plus aimante que j’aie jamais entendue, elle a dit : « Eh bien, tu sais ma chérie, c’est un tas de déchets tout ça. » Des déchets ?! J’étais abasourdie. Que faisait-elle de mon effrayant et bouillonnant chaos ? De mon anxiété et des problèmes accumulés ?

J’étais furieuse ! Comment pouvait-elle me dire ça ! A moins, ai-je soudainement pensé, qu’elle ne parle d’un point de vue spirituel. A moins qu’elle sache que Dieu, l’Amour divin, et l’attention que l’Amour me porte, rendent tous ces problèmes… impossibles ?

J’ai éclaté de rire ! Pendant que j’attendais que la praticienne dise quelque chose, elle était occupée à prier et à écouter Dieu. Au lieu d’être impressionnée par la tempête que je traversais, elle savait ce qui était spirituellement vrai : la suprématie totale de l’Amour signifie que j’étais aimée, en sécurité, et valorisée, ainsi que chacun.

Immédiatement, la fièvre est tombée. La praticienne et moi avons raccroché et, en moins d’une heure, le mal de gorge et tous les autres symptômes avaient disparu. J’étais émerveillée. J’ai rappelé la praticienne pour la remercier, et j’ai consacré le restant de la journée à étudier Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy, ainsi que la Bible, à écouter des cantiques, à me reposer, et à être reconnaissante. 

Tôt le lendemain matin, j’ai quitté le chalet. La tempête hivernale était passée et avait fait place à une belle journée froide et ensoleillée. De l’autre côté de la route, j’ai vu un court de tennis recouvert d’une couche de neige fraîche. 

Une inspiration a jailli : et si j’écrivais mon nom dans la neige qui recouvre le court de tennis ? J’ai ressenti pendant un instant le vieux sentiment d’insécurité, la sensation de ne pas être au niveau, qui m’avait tourmentée et qui murmurait : Quelqu’un pourrait te dire : « Qui es-tu pour faire ça ? » Mais alors, une belle pensée de Dieu est venue à ma rescousse et a dit : Peu importe ce que les gens disent ou pensent. Ce sera amusant. Je me suis sentie aimée et libre, et j’ai marché dans la neige en écrivant mon nom sur le court tout entier. C’était effectivement amusant, et lorsque je me suis retournée, ça avait l’air super.

De là, je me suis dirigée vers mon dortoir. Sur le chemin, j’ai croisé une fille que je ne connaissais pas vraiment, et qui m’avait auparavant jeté des regards indifférents. Je lui ai souri. Elle s’est arrêtée et m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’est arrivé ? » Je lui ai parlé de la guérison. Elle a été émerveillée, et m’a remerciée de l’avoir partagée, affirmant que cela l’avait aidée. « Tu rayonnes », m’a-t-elle dit. J’ai soudain réalisé que c’est ça – la guérison – qui importe vraiment aux gens, et non pas ce que l’on porte ou le fait d’être populaire. J’ai aussi réalisé que la façon dont les gens me regardaient avait probablement aussi un lien avec ma façon de les regarder, et je me suis résolue à voir mes camarades de classe sous un jour plus aimant. 

Lorsque je suis arrivée à mon dortoir, j’ai vu d’autres étudiantes qui marchaient péniblement, portant de grosses bottes d’hiver et de lourds sacs à dos. J’ai pensé avec amour qu’elles ne m’ignoraient pas ; chacune faisait simplement de son mieux. J’ai réalisé que je pouvais aider à remplir cet espace d’amour en demandant à Dieu de m’aider à être plus compréhensive, plutôt que de prendre les choses personnellement.

De retour dans ma chambre, j’ai vu les affaires de la plus jeune de mes colocataires posées n’importe où. Pour la première fois, au lieu d’être agacée, j’ai compris pourquoi on nous avait logées ensemble : la responsable du dortoir l’avait placée avec mon autre colocataire et moi pour que nous puissions l’aider. C’était une première année, et c’était le premier hiver qu’elle passait loin de chez elle. Je pouvais être plus aimante, et aller étudier ailleurs si besoin. Mes anciens sentiments égoïstes, autocentrés, se sont dissipés lorsque j’ai réalisé que ce qui importait était d’exprimer davantage l’Amour divin qui m’avait guérie et élevée. 

L’hiver était toujours froid, j’étais toujours loin de chez moi et cette montagne de devoirs se dressait toujours devant moi. Mais j’ai réalisé que tout était différent. La tempête intérieure s’était apaisée, et c’était comme si je voyais tout le monde, y compris moi-même, avec des yeux neufs. Et pour la première fois je savais vraiment que j’étais aimée et valorisée pour moi-même – et que nous le sommes tous.

Plus d’articles web

La mission du Héraut

J’ai découvert que lire le *Héraut* est un merveilleux moyen de garder la pensée élevée. Il montre que des gens, partout dans le monde, sont inspirés par les idées de *Science et Santé* et les mettent en pratique. Et il en résulte qu’ils sont en meilleure santé et mènent une vie plus harmonieuse.

Les témoignages de guérison dans le magazine m’ont tout particulièrement rassurée en me montrant que la guérison spirituelle a bien lieu aujourd’hui, et que tout le monde est capable de guérir et d’être guéri par la prière ; ce n’est pas un privilège réservé à quelques-uns.

– Ivonne Gil Rivas, Le Héraut de la Science Chrétienne, octobre 2018 

En savoir plus sur le Héraut et sa mission.